Vietnam Mikael Sacchi
 

L’image m’a toujours fascinée

L’image m’a toujours fascinée. Cette attirance pour l’image est apparue très tôt, et elle est en fait venue renforcer ma curiosité sur le monde qui nous entoure. Cette curiosité sur le monde m’a accompagnée dans tous mes projets et mes choix. La photo et la vidéo ont été des partenaires importants dans mes projets musicaux ou sportifs, mais ce n’est qu’il y a peu de temps que je souhaite travailler réellement la photographie. Le début de ce travail coincide en fait avec mon arrivée au Vietnam début 2007 pour y travailler, mon travail n’ayant aucun rapport avec la photographie. Étant plus posé professionnellement parlant, je décide de réacquérir du matériel et de découvrir le Vietnam et le Sud Est Asiatique avec mon boitier en bandoulière. Ce qui m’a rapidement frappé en travaillant au Vietnam et en apprenant à vivre avec les gens, c’est cette capacité qu’ont les gens à ne voir les choses que du bon côté. En attérissant début 2007 à Tan Son Nhat, l’aéroport international de Saigon, j’avais en tête un Vietnam de livre d’histoire. J’y ai découvert une société très consumériste et complètement modelée par les grandes marques de luxes importées. Comme tout pays en transition, le Vietnam est assez complexe à cerner car en opposition sous de multiples facettes et tiraillé par une évolution rapide, citons notamment le poid des traditions dans l’émancipation générale du pays ou encore les disparités grandissantes dans le mode de vie des Vietnamiens. La photographie trouve ici toute sa place, dans ce Vietnam en mutation, comme cela peut d’ailleurs être le cas dans les autres pays Sud Est Asiatique. Elle est un formidable moyen d’ouverture d’esprit et de contacte avec la société.

En réalisant des séries de photos au coin d’une rue, en studio, en moto, ou encore dans les montagnes du Nord Vietnam, on découvre les gens avec qui on vit. Ainsi, soit on ne s’adapte pas aux us et coutumes, au risque de passer à côté d’un certains nombres de choses, soit on apprécie les différences, ou on apprend à vivre avec, facilitant d’autant plus l’intégration à la société, et augmentant à mon sens la qualité et la proximité des photographies. Mes photographies sont une précieuse aide à mon immersion dans la société Vietnamienne. Je photographie assez peu la nature morte et les paysages. J’aime avant tout photographier tout ce qui touche à la vie sociale. Je suis actuellement photographe bénévole pour Handicap International où ces prochains mois je vais réaliser un essai sur le handicap et la prévention routière, photos qui serviront notamment à alimenter la banque d’images de l’ONG et qui probablement seront exposées à Saigon. Ces prochains mois également et avec le soutien de Nicolas Pacarel, j’ai l’intention de réaliser un sujet au sein d’un quartier populaire de Saigon. Idée de Nicolas, qui va nécessiter une immersion totale durant plusieurs mois dans ce quartier.

Diverses séries de photographies sont par ailleurs en cours de réalisation : groupe de danceurs de Tecktonik Saigonais, séries sur les yeux, séries en close up sur les teenagers et leurs accessoires, etc. Je pense devoir encore travailler un peu mes photos avant de me lancer complètement dans une activité qui prendrait 100% de mon temps. Le moment venu, je souhaite me spécialiser sur le Sud Est Asiatique, et bien entendu orienter mon travail sur le Vietnam. Pour le moment, c’est du côté de l’Ouest de la Chine que je risque de passer mes deux ou trois prochaines années !

 
           
         
         

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